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3 étapes pour comprendre la technique d’adaptation des lentilles rigides

3 étapes pour comprendre la technique d’adaptation des lentilles rigides
Par Sylvie Dencott 1 month ago 435 Vues Pas de commentaires

Les lentilles rigides ont succédé aux lentilles dures, avec l’évolution technologique des matériaux utilisés dans leur fabrication, elles sont devenues beaucoup plus confortables. Leurs matériaux sont perméables à l'oxygène.

La première adaptation d'une lentille rigide est plus technique comparé à celle d'une lentille souple : en effet, elles sont un peu plus longues à oublier lors des premiers essais d’adaptation. Chaque clignement de paupières génère un léger inconfort dû à leur passage sur le bord des lentilles. Avec l'aide de l'adaptateur et le choix technique l’intérieur des paupières va habituellement ne plus être sensible à ce contact. La motivation du porteur de la lentille rigide est donc un facteur très important pour atteindre le confort absolu. Le résultat est une vision très supérieur et de haute qualité aussi bien de loin et de prêt.

Examens nécessaires à l’adaptation :

Que ce soit votre premier équipement ou un renouvellement de lentilles, suivre un parcours d'adaptation est important pour préserver le confort et la santé de vos yeux. Pour un première prescription de lentille rigides vous devez indiquez à votre ophtalmologiste le souhait de porter des lentilles rigides dès le début de la consultation. Au cours de ce processus d'adaptation les examens suivant seront proposés :

soigner keratocone

  • L'examen de l’acuité visuelle : elle permet de guider tout le processus de l'adaptation de vos lentilles de contact. En effet, lorsque la correction avec des lunettes de vue n’est plus satisfaisante, votre ophtalmologue vous recommande le port de lentilles rigides. Le trou sténopéique est un verre totalement opaque présentant un trou d’environ 1 mm de diamètre en son centre qui laisse passer les rayons lumineux. Il est placé devant l’œil pour la réalisation de tests ophtalmologiques. Il améliore ainsi l’acuité visuelle en cas de troubles de la réfraction et aggrave les troubles liées au pathologie rétinienne.Il joue le rôle d’une pupille étroite et diminue la tache de diffusion rétinienne. Il diminue les aberration optiques et augmente la profondeur de champ. Il permet ainsi d’augmenter l’acuité visuelle d’un myope.
  • Les mesures kératométriques (courbure de la cornée) : c'est une téchnique de mesure optique et ophtalmologique permettant de mesurer le rayon de courbure de la cornée. Les mesures, qui sont effectuées avec un kératomètre (ou ophtalmomètre) suivant les deux méridiens principaux, permettent de déduire la valeur de l'astigmatisme cornéen. Ces mesures sont très fiables et utiles pour le choix du rayon de la lentille d’essai, mais elles vont permettent avant tout de connaître, en fonction de la kératométrie moyenne obtenue, le stade évolutif kératométrique du kératocône.
  • La vidéotopographie (Orbscan ou autre topographe) est un examen fondamental chez un patient porteur d’un kératocône. Il s’agit d’un relevé topographique des reliefs de la cornée. La topographie spéculaire « réflective » est fondée sur le disque de Placido. Elle permet d’obtenir une cartographie de la courbure cornéenne en fonction de la distance mesurée entre des mires circulaires concentriques projetées sur la cornée. Elle est particulièrement utile pour bien visualiser le sommet du cône, sa position par rapport à l’axe optique et l’amplitude de ses pentes d’aplatissement.

Ces examens réalisés par votre ophtalmologue vont permettre d’évaluer : le stade du kératocône, le siège de son sommet et ses limites. Ils vont servir pour orienter vers le choix d’une lentille rigide d’essai.

Le choix de la lentille est lié au stade évolutif du Kératocône

Après avoir mesuré les courbures de la cornée au réfracto-kératomètre ou si besoin à l’aide du vidéo-topographe, il est déterminé le type, le matériau, le diamètre, le rayon de courbure et la puissance des lentilles. La plupart du temps, des lentilles d’essai seront prescrites et vous devrez en prendre livraison chez votre opticien. Dans certains cas plus complexes (en particulier en cas de kératocône ou de déformation cornéenne), le premier essai sera fait pendant cette consultation (à partir de lentilles de boîte d’essais fourni par le fournisseur Ocellus ou 2MContact) car le calcul théorique de la lentille d’essai est difficile. Le choix de la lentille rigide est directement lié au stade évolutif de la kératocône et à la déformation cornéenne mesurée lors de l’étape précédente.

evolution et stades du keratocone

  • Kératocône débutant ou léger

Dans le kératocône débutant la géométrie de la lentille est standardisée de type sphéro-asphérique. Dans le cas d’un kératocône à aplatissement rapide on utilise des lentilles sphéro-asphériques à fort dégagement. Le diamètre utilisé en général est de 9,60 mm. Une cataracte débutante peut également provoquer un léger dédoublement des images perçues. Il est beaucoup plus difficile si ce n’est impossible d’identifier les formes débutantes et moyennement avancées du kératocône à l’oeil nu. Le recours à la topographie cornéenne est indispensable.

  • Kératocône modéré

Dans le kératocône modéré, les lentilles sphéro-asphériques ne peuvent plus convenir, car elles s’alignent de façon trop importante sur la périphérie cornéenne et vont entraîner un appui péjoratif sur le sommet du cône. Les lentilles sphériques de type tri-courbes permettent de répartir les zones d’appui en évitant une pression excessive sur l’apex. Leur diamètre sera choisi en fonction de l’importance du décentrement du cône visible en élévation postérieure (Orbscan). Le diamètre utilisé est en général de 8,50 à 9 mm et dans les formes les plus décentrées on optera pour un diamètre supérieur à 9,30 mm. Cependant, lorsque les pentes du kératocône sont fortes, les dégagements périphériques peuvent être insuffisants, et des géométries tri-courbes « spéciales kératocône » permettront un meilleur passage des larmes en périphérie. Une absence de dégagement assez large est source d’un moindre confort et majore le risque d’un ventousage en fin de journée (adhérence de la lentille sur la cornée).

  • Kératocône évolué ou sévère

Plus les kératocônes sont évolués plus le nombre de dégagements des lentilles sphériques augmentent et plus ceux-ci s’aplatissent rapidement. Il devient impossible d’équiper des formes évoluées ou sévères avec des lentilles qui ne sont pas « spéciales kératocône ». L’importance du décentrement d’un kératocône conduit également à utiliser, à ces stades évolués, des lentilles de plus grand diamètre pouvant atteindre 11 mm.

L’équipement en lentille est possible pour les trois premiers stades du kératocône, à partir du stade IV une chirurgie sera proposée.

Calcul de la puissance de la lentille

La 2° consultation sera consacrée à l’étude des rapports des lentilles avec la cornée et permettra l’optimisation de leur forme, de leur puissance correctrice. Au cours de celle-ci, vous seront donnés les conseils de port et d’entretien. Si les lentilles doivent être changées, une ou plusieurs consultations supplémentaires sont nécessaires jusqu'à avoir trouvé la lentille optimale. Une consultation plus à distance permettra de vérifier la bonne tolérance, ainsi qu’un contrôle annuel.

Le calcul de la puissance de la lentille n’est réalisé qu’une fois la forme de la lentille définitive sélectionnée car les puissances sont liées aux géométries. Cette réfraction additionnelle à la lentille d’adaptation sera réalisée selon la méthode du brouillard car l’accommodation est importante chez ces patients.

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